L’histoire d’une fin de partenariat
Ce soir, j’écris ces lignes le cœur lourd, encore un peu blessé.
Après cinq années de partenariat, l’aventure avec Endro touche à sa fin.
Est-ce une décision prise de mon propre chef ?
Pas vraiment.
Cela faisait pourtant un moment que je m’interrogeais.
Leur engouement grandissant pour les pharmacies, l’arrêt de la consigne, le changement des pots en verre…
Et puis la baisse progressive de mes ventes sur la gamme.
Cette sensation aussi de m’accrocher davantage à la notoriété de la marque qu’à une réelle dynamique commerciale.
Je le voyais.
Je le sentais.
Je suis restée parce qu’Endro a été un précurseur.
Parce que la marque incarnait quelque chose de fort à mes yeux.
Et puis, soyons honnêtes : j’utilise moi-même leurs produits, je les apprécie, mes filles aussi…
Et puis… Endro m’a finalement simplifié la tâche.
Quand la stratégie change… et laisse les petits sur le côté
Endro fait aujourd’hui évoluer son positionnement stratégique et commercial.
Un changement assumé de leur côté, mais qui se fait clairement au détriment des petits indépendants, je pense notamment aux boutiques vrac.
Celles qui étaient là dès le début.
Celles qui ont soutenu, porté, expliqué, défendu la marque quand ils n’étaient encore que deux à lancer Endro.
Les nouvelles règles sont simples… mais dures.
👉 Prendre une très grande partie de la gamme, ce qu’ils appellent “les incontournables”.
Même en proposant déjà quasiment toutes les références, ce n’est plus suffisant.
👉 Pour les boutiques physiques, s’ajoutent désormais des impératifs précis de rayonnage : présentation, hauteur, organisation.
Résultat :
un stock énorme,
un joli billet à sortir,
et une réalité économique totalement incompatible avec celle d’une petite entreprise comme la mienne.
Et ce, d’autant plus dans cette période compliquée et encore plus avec mon propre virage stratégique et le redémarrage quasi à zéro de ohcestchouette.fr et LesMurmuresDeLaChouette.fr.
👉 Pour les boutiques en ligne, une autre exigence s’impose :
se fondre dans leur image, leur identité visuelle, plaquée sur la nôtre.
Non pas mettre en avant mon univers, mon histoire, mais devenir un support de leur communication.
Il semblerait que certaines personnes préfèrent aujourd’hui tout trouver au même endroit et, à défaut, aillent commander directement sur le site de la marque.
Pourtant, j’ai toujours pensé que chez La Chouette, on venait justement pour mixer les marques, découvrir, comparer, et ne pas faire une commande dédiée à une seule marque.
Mais peut-être que ma vision n’est plus celle du marché aujourd’hui…
Alors non, ce n’est pas moi qui ai dit stop
Pas officiellement, en tout cas.
Mais on m’a doucement, poliment, orientée vers la sortie du cercle des partenaires.
J’ai d’ailleurs déjà été retiré de la liste des revendeurs…
Si j’avais su…
Et là, je vais être très honnête.
👉 Si j’avais su plus tôt, je n’aurais pas intégré les nouveautés Endro.
Mais que veux-tu… c’est fait.
À ce moment-là, je pensais encore que le partenariat avait un avenir.
Je ne pouvais pas imaginer que, quelques semaines plus tard, la porte se refermerait.
Aujourd’hui, ces produits sont là.
Dans mon stock.
Et je ne te cache pas une chose : j’espère sincèrement les voir disparaître rapidement.
Pas par vengeance.
Mais parce que je n’ai pas envie de revivre ce que j’ai déjà connu avec Pimpant :
ces produits qui restent, qui traînent, et qui te rappellent à chaque regard un mauvais souvenir, une collaboration qui t’a laissé un goût amer.
Alors oui, je le dis sans détour :
👉 n’hésite pas à te faire plaisir et à me dévaliser.
Ce n’est pas une première… mais ça fait toujours mal
J’avais déjà pris la décision, avec lachouetteplanete.fr, d’arrêter certaines collaborations :
Les Petits Prodiges, Pimpant…
Pas par caprice, mais parce que leur ligne de conduite ne correspondait plus à mes valeurs.
Pour les mêmes raisons, je n’ai jamais souhaité travailler avec certaines marques très connues :
Respire, Unbottled, nuud, entre autres.
Mais cette fois, la décision n’est même pas vraiment la mienne.
Depuis une conversation avec un commercial de chez Pimpant, qui m’avait fait me sentir petite et sans importance, je n’avais pas ressenti ça.
Et pourtant… cette sensation est revenue.
Oui, je suis humaine
Je ne vais pas te mentir : ça fait mal.
Ces dernières semaines, le moral n’est pas au beau fixe.
Des soucis personnels, des affaires très calmes en cette période de Noël, et ma maman gravement malade…
Alors recevoir ce genre de nouvelle à ce moment-là…
Oui, ça touche.
Je me suis sentie petite.
Inintéressante.
Invisible.
Même si je suis habituée à encaisser.
Même si je rebondis toujours.
Là, sur le coup, ça a fait mal.
Mais au fond… est-ce que j’ai vraiment le choix ?
Et si c’était un signe ?
Avec un peu de recul, je me dis que c’est peut-être un signe.
J’hésitais depuis longtemps.
Ce départ s’inscrit aussi dans mon propre virage :
sortir de la case parfois enfermante du “zéro déchet pur et dur”,
aller vers quelque chose de plus large, plus accessible, plus aligné avec la réalité.
👉 Est-ce que ça veut dire renier mes valeurs ?
Non. Jamais.
👉 Est-ce que ça veut dire que l’authenticité paie toujours les factures ?
Malheureusement… non plus.
On peut être sincère, engagée, passionnée, et malgré tout devoir s’adapter pour continuer à avancer.
Et malgré tout, je tiens à le dire :
je souhaite sincèrement une belle continuation à Endro.
Chaque marque évolue, affine sa stratégie et fait ses propres choix pour se développer.
J’espère simplement que ce virage vers un public plus large saura préserver ce qui a fait leur singularité et leur crédibilité à leurs débuts, et qu’ils trouveront le juste équilibre entre croissance et cohérence, sans jamais perdre ce lien avec les valeurs et les circuits qui ont contribué à leur histoire.
Et maintenant ?
Maintenant, je continue.
Comme toujours.
Différemment, peut-être.
Avec moins de grandes marques “stars”, et plus de sens, de cohérence, de choix assumés.
Et j’ai une question pour toi, sincèrement :
👉 Continueras-tu à me suivre, à me soutenir, même quand les produits Endro ne seront plus là ?
👉 Viens-tu ici pour les marques… ou pour l’histoire, les valeurs, l’humain derrière ?
Je suis curieuse et un peu anxieuse de lire ta réponse.
Merci d’être là 🤍
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