Wild racheté par Unilever : pourquoi j’ai toujours refusé cette marque (et ce que cela dit de mes valeurs)
Tu crois vivre sainement, choisir des produits naturels, responsables… et puis Wild est là, partout, promettant zéro plastique, recharges, naturel, bref, le rêve.
Et pourtant, je n’ai jamais voulu travailler avec eux, même bien avant que tu ne lises ce titre.
Pourquoi ? Aujourd’hui, je t’explique : de la composition douteuse, à l’image greenwashing, jusqu’au rachat par un géant qui fait tout sauf l’éloge de l’écologie.
Wild : la marque “naturelle” sous la loupe
Lancée au Royaume-Uni en 2020, Wild s’est imposée comme la référence des déodorants rechargeables, zéro plastique et naturels, avec aussi des baumes à lèvres, gels douche et savons, proposés en formats design et engagés.
La marque revendique plusieurs centaines de tonnes de plastique évité grâce à ses recharges et même des millions d’arbres plantés.
Mais derrière cette belle image :
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Des formulations pas totalement transparentes : présence de parfums non détaillés et d’agents synthétiques, malgré la mention “94 % d’ingrédients d’origine naturelle”.
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Une identité écologique plus esthétique que pure.
C’est précisément ce mélange d’aspiration au naturel et d’opacité qui m’a toujours mis la puce à l’oreille.
Le tournant : Wild racheté par Unilever
En avril 2025, Wild a été acquis par Unilever : Géant mondial des biens de consommations (Dove, Axe, Signal, etc.)
Valeur estimée ? Jusqu’à £230 millions, dont presque £100 millions dans la poche des fondateurs.
Le cofondateur assure que rien ne change du côté de la mission : l’équipe reste à Brixton, continue son travail, et trouve dans les ressources de Unilever un levier pour étendre sa mission “zéro-plastique”.
Unilever : géant de la consommation… et du plastique
Malgré les promesses, les faits parlent d’eux-mêmes :
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Unilever vend 1 700 sachets plastiques à usage unique chaque seconde, soit 53 milliards en 2023 (Source : Greenpeace)
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L’entreprise ne devrait pas atteindre ses objectifs de réduction de plastique d’ici 2025, la projection actuelle la menant jusqu’en 2034.
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Seuls 0,2 % de ses emballages plastiques sont réutilisables. Une progression si lente qu’il faudrait des siècles pour basculer réellement sur du réutilisable.
Bref, Unilever surfe sur une image “responsable”, mais côté pratiques… c’est un autre monde.
Mes valeurs, mon engagement
C’est précisément parce que j’ai toujours eu des convictions fortes, que j’ai dit “non” à Wild dès le début.
D’autres ont changés en route et j’ai stoppé ma collaboration sans hésiter ! (ex : Les Petits Prodiges)
Je n’ai jamais voulu concilier mes valeurs avec du greenwashing et des adorateurs de pharmacie et/ou de grandes distributions…
C’est aussi pour ses raisons que je ne propose pas : Respire, Unbottled, Nuud …
Tu mérites :
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Des produits français (ou locaux), réellement naturels, transparents sur les compositions
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Une cohérence entre l’éthique personnelle et ce que je te propose, pas seulement un marketing vendeur
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Une consommation plus consciente, moins stressée, où chaque produit a du sens, pas juste une belle histoire
Une invitation à l’action éclairée
Ce rachat est un signal fort, et pas dans le bon sens.
Mais ce n’est pas une raison pour céder au fatalisme.
Au contraire. Cette situation nous rappelle pourquoi « Moins de stress, plus de chouettes découvertes » est plus qu’un slogan, c’est un engagement de chaque jour !
J’espère rallumer la flamme de l’exigence. Ensemble, faisons le choix d’une consommation cohérente et vraie, pour soi et pour la planète.
As-tu déjà été déçue par une marque “naturelle” qui ne l’était pas autant que ça ?
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